Génie électrique et informatique industrielle : programme et débouchés

29 octobre 2026

Armoire électrique industrielle avec automates et câblage ordonné

Le génie électrique et informatique industrielle (GEII) est une spécialité de BUT, un diplôme préparé en IUT, qui forme des techniciens supérieurs capables de concevoir, installer et maintenir des systèmes électriques, électroniques et automatisés. Cet article présente le contenu de la formation, ses parcours, les conditions d’entrée et ce qu’on fait ensuite, pour les lycéens et les étudiants qui hésitent entre électricité, électronique et informatique.

Ce que recouvre le génie électrique et informatique industrielle

La spécialité réunit trois domaines : l’électricité et l’énergie, l’électronique, et les automatismes. L’informatique industrielle désigne le code qui pilote une machine, un capteur ou une chaîne de production, par exemple la programmation d’un automate ou d’un système embarqué.

Le but de cette informatique est donc très concret : faire fonctionner des équipements physiques de façon fiable. Un technicien GEII passe ainsi du schéma électrique à la ligne de programme, et c’est ce va-et-vient qui fait l’intérêt du génie électrique. Une même installation, par exemple une ligne de conditionnement, demande de choisir l’alimentation, de câbler les capteurs, puis d’écrire le programme qui commande les moteurs. Pour l’électronique étudiée, voir la composition des puces électroniques.

Du DUT GEII au BUT : un diplôme en 3 ans

Le BUT GEII s’étend sur 3 ans, soit 6 semestres, là où le DUT GEII se préparait en 2 ans. Le BUT a remplacé le DUT comme diplôme de référence des IUT, et le niveau d’arrivée est bac+3.

Le rythme est soutenu, avec 35 à 45 heures par semaine d’après le CIDJ. Le contrôle des connaissances se fait en contrôle continu, sans examen final unique qui concentre toute la pression sur une seule semaine.

Le passage du DUT au BUT allonge donc la formation d’une année, ce qui laisse plus de temps aux projets, aux stages et à la spécialisation.

Le programme du BUT GEII année par année

La première année est un tronc commun. Les cours se partagent entre cours magistraux, travaux dirigés, travaux pratiques et projets tutorés, de sorte que la moitié du temps environ relève d’enseignements pratiques et de mises en situation professionnelle.

Sur l’ensemble du cursus, le CIDJ compte 2 000 heures d’enseignement et 600 heures de projets tutorés. Les étudiants en formation initiale effectuent en plus 22 à 26 semaines de stage sur les trois ans.

Les bases d’électrotechnique s’appuient sur des composants simples, comme la résistance électrique et ses usages, avant d’aborder les montages plus complexes.

Les projets tutorés se travaillent en groupe sur un cahier des charges : l’équipe étudie le besoin, réalise un prototype puis le teste. C’est dans ces 600 heures que se forge l’habitude de documenter et de présenter son travail, comme en entreprise.

Paillasse de travaux pratiques d'électronique avec oscilloscope et maquette

Les parcours à choisir en deuxième année

À partir de la deuxième année, l’étudiant choisit un parcours parmi trois :

  • Électricité et maîtrise de l’énergie : production, conversion et gestion de l’énergie électrique.
  • Automatisme et informatique industrielle : installation et programmation de systèmes automatisés, avec une part de robotique.
  • Électronique et systèmes embarqués : conception de cartes et de logiciels intégrés aux appareils.

Les équipements connectés rendent aussi la protection des réseaux industriels pertinente, ce qui renvoie aux menaces visant les systèmes informatiques.

Admission, profil attendu et alternance au BUT GEII

Le BUT GEII est accessible après un bac général à orientation scientifique, un bac technologique STI2D, ou un bac professionnel MELEC ou SN. Les candidats appréciant les maths, la physique et le travail en atelier y trouvent leur place.

L’alternance est possible, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, sur tout ou partie du cursus, selon les IUT et les parcours. Elle permet de financer ses études tout en acquérant de l’expérience.

Le dossier se dépose par la plateforme nationale de candidature, et les formations examinent les résultats scolaires du lycée. Les IUT cherchent un profil motivé par la pratique plus que par la seule théorie.

Les métiers accessibles après le BUT

Les diplômés visent des postes d’électronicien, d’électrotechnicien, d’automaticien, de roboticien, d’assistant ingénieur ou de technicien de maintenance. Les employeurs se trouvent dans l’énergie, les transports, l’industrie et le bâtiment.

Avec l’expérience, une évolution vers chef de projet ou de chantier, ou vers la relation client, est possible. Le salaire de début varie selon le poste et le secteur, et mieux vaut consulter les offres d’emploi récentes pour s’en faire une idée.

Technicien de maintenance vérifiant un bras robotisé sur une chaîne de production

Poursuivre ses études après un BUT GEII

Les diplômés peuvent entrer directement dans la vie active ou continuer à bac+5. Deux voies existent : un master, par exemple en informatique ou en électronique, énergie électrique et automatique (EEA), ou un diplôme d’ingénieur dans de nombreuses écoles, dont des INSA, des Polytech, l’UTC et l’ISEN.

Les étudiants attirés par la cybersécurité des systèmes industriels peuvent compléter leur profil par l’une des formations en sécurité informatique.

Au total, la formation reste ouverte : trois années, trois parcours et deux grandes issues, l’emploi ou le bac+5. Le choix du parcours en deuxième année est le moment où l’orientation se précise.

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